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30 janvier 2012 / karleyn

Stress

Je n’aime pas être stressée (mais qui aimerait ça ?).

Là, en ce moment, il faut bien reconnaître, que je suis plongée dedans, avec la tête qui a bien du mal à être assez souvent à l’air libre pour pouvoir respirer.

Quand je suis stressée, en général, c’est que je n’ai pas assez de mes 24 heures par jour pour pouvoir assurer l’ensemble des tâches que mon travail fait reposer sur moi, et encore moins de laisser le temps à mon organisme et à mon mental de pouvoir fonctionner sans dérailler. Je suis en plein dans ce cas de figure là.

Mais à l’occasion du week-end, parce que je ne veux pas sacrifier complètement le temps passé avec mes petites princesses, j’ai eu le temps de me poser un peu et de réfléchir. Voyons voyons… Il y a peu, j’écrivais ici, que les obligations que j’ai, c’est bien souvent moi toute seule qui me les donne !

Bon, cette fois, il est vrai que des personnes extérieures ont des attentes, et que ces attentes reposent majoritairement sur moi ! Mon organisation syndicale a des attentes, mon administration a des attentes, mes syndiqués ont des attentes, mes collègues ont des attentes. Toutes sont urgentes, évidemment…

Depuis quelques jours, je souffre d’insomnies, de bouffées d’angoisse, de mal de dos, mal de tête… Pourquoi se rendre ainsi malade ? Cela ne m’aide en rien !!! Je me suis rendue compte que quelque chose n’allait vraiment pas, quand j’ai commencé à ressentir le besoin désespéré de me réfugier dans les bras de quelqu’un, comme un enfant se réfugierait dans les bras de sa mère. Là, je me suis dit : “Puisque je ne suis plus un enfant, je dois être mon propre recours. Je me sens noyée sous les tâches, il faut que je remette tout ça à plat, en ordre, en ne conservant que le prioritaire”.

A un moment donné, c’est bien à moi, moi qui reçois toutes ces attentes, de les regarder avec un peu de distance, les trier, les prioriser, et parfois les décliner. Non, cette fois, ce n’est pas possible : je ne peux pas faire ce travail maintenant.

Oui, mardi, j’organise un congrès. Et non, ce n’est pas tout-à-fait prêt. Et non, ce ne sera pas parfait. Mais ce qui est prioritaire, dans le congrès, c’est la qualité des échanges, pas le brillant des sols, ou je ne sais pas quoi…

Oui, jeudi, j’ai une réunion au Conseil régional, et je n’ai que mercredi après-midi pour la préparer avec un collègue. Eh bien je me réjouis, car d’ordinaire, je dois les préparer totalement seule, ces réunions…

Cette année, j’ai même appris à ne pas me rendre à des réunions, alors que je n’avais aucun rendez-vous ou autre réunion en même temps !!! Juste besoin de travailler au calme, parfois !

Tâchons donc d’affronter la semaine à venir, et pas seulement en restant braquée sur le week-end qui m’apportera une courte délivrance, avant une autre semaine toute aussi remplie… Pas seulement en observant, au loin, les vacances d’hiver qui approchent !

Tâchons aussi de vivre, plutôt que survivre !

25 janvier 2012 / karleyn

Ô joie !

Un jour, à 37 ans, une fille découvre la joie. (Tiens tiens, bizarre, ça fait “fille de joie”).

Pendant 37 ans, elle n’a jamais connu la joie que lors d’occasions précises et exceptionnelles. Disons de la joie en échantillon, juste un avant-goût.

Par exemple, quand elle partait en balade toute seule en bord de mer au lever du jour. Ou quand elle atteignait à la force de ses petites jambes (de 4 ans, pour la première fois) le sommet d’une montagne. Ou quand elle chantait avec sa chorale, et que le public était gagné par un état de grâce… Mais ces bonnes choses n’arrivaient pas bien souvent, et avaient toutes une fin.

Pourtant, pas de désespoir chez cette fille là : elle a connu la gaieté, le fou-rire, le plaisir, la bonne humeur plus qu’à son tour. C’est même souvent la première chose dont parlent ceux qui parlent d’elle : son sourire.

Mais tout ça, ce n’était pas de la joie.

Et puis un jour, alors qu’elle vient de passer 38 ans, elle se rend compte que depuis plusieurs semaines, elle est comme en train de chanter un air sublime avec sa chorale, au sommet d’une montagne, en contemplant le soleil qui se lève sur la mer ! La joie est là. Installée. Et pas décidée à partir.

Vous vous en doutez, la fille joyeuse, c’est moi. Et puis pour tenir compagnie à la joie, d’autres tremplins pour ma nouvelle naissance : la paix avec moi-même, le sentiment de complétude et ce bonheur indicible et que je n’avais jamais connu, le bonheur de pouvoir enfin m’aimer ! Pendant 23 ans (depuis mes 15 ans), j’ai donné sans compter de l’amour, de l’amitié, de l’attention, du réconfort, de la gaieté aux personnes qui m’entouraient (au point que ça a fini par passer pour un défaut aux yeux de quelqu’un que j’aimais bien). Tout cela sans m’accorder à moi-même la compassion, l’attention que je donnais à de quasi-inconnus. Maintenant, les temps changent, mes amis : il y a une partie de mon temps qui me revient à moi-même, une partie de mon attention qui me sert à guetter mes besoins, mes ressentis, pour pouvoir m’offrir à moi-même l’amour dont j’ai besoin. Le réconfort quand c’est de ça que j’ai besoin, le calme quand c’est ce qu’il me faut, l’activité physique quand mon corps la réclame, la musique quand mon âme soupire avec nostalgie !

Et cela me donne une force de Wonder Woman, un sentiment d’invincibilité ! Les obstacles, les difficultés ne sont que des éléments du paysage que j’aperçois depuis mon joyeux sommet !

Ce cocktail vital me donne le courage d’affronter ce qui reste encore des peurs qui pouvaient me terrasser il y a seulement 3 mois.

Tout à changé si vite ! Et pourtant, c’est bien moi, toujours la même ! Plus que jamais la même !

24 janvier 2012 / karleyn

Pensées à peupler mes nuits

Dans le frisson de la nuit,
Entre ta voix et ton épaule,
Ou parfois à la source du silence
Où tu te régénères,
Je pense à toi.

Au creux des jours ébouriffants,
Dans la torpeur de mes voyages,
Ou bien écarquillée au-delà des rêves,
Que je te conterai,
Je pense à toi.

Moi ici, toi là-bas,
À chacun son pays de rocs et d’eau,
À chacun le rythme de ses marées,
À chacun son cœur battant.
À chacun l’épopée de sa pensée
À partager
À portée de micro.

Aucune distance n’est assez grande pour me retenir loin de toi.

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