Stress
Je n’aime pas être stressée (mais qui aimerait ça ?).
Là, en ce moment, il faut bien reconnaître, que je suis plongée dedans, avec la tête qui a bien du mal à être assez souvent à l’air libre pour pouvoir respirer.
Quand je suis stressée, en général, c’est que je n’ai pas assez de mes 24 heures par jour pour pouvoir assurer l’ensemble des tâches que mon travail fait reposer sur moi, et encore moins de laisser le temps à mon organisme et à mon mental de pouvoir fonctionner sans dérailler. Je suis en plein dans ce cas de figure là.
Mais à l’occasion du week-end, parce que je ne veux pas sacrifier complètement le temps passé avec mes petites princesses, j’ai eu le temps de me poser un peu et de réfléchir. Voyons voyons… Il y a peu, j’écrivais ici, que les obligations que j’ai, c’est bien souvent moi toute seule qui me les donne !
Bon, cette fois, il est vrai que des personnes extérieures ont des attentes, et que ces attentes reposent majoritairement sur moi ! Mon organisation syndicale a des attentes, mon administration a des attentes, mes syndiqués ont des attentes, mes collègues ont des attentes. Toutes sont urgentes, évidemment…
Depuis quelques jours, je souffre d’insomnies, de bouffées d’angoisse, de mal de dos, mal de tête… Pourquoi se rendre ainsi malade ? Cela ne m’aide en rien !!! Je me suis rendue compte que quelque chose n’allait vraiment pas, quand j’ai commencé à ressentir le besoin désespéré de me réfugier dans les bras de quelqu’un, comme un enfant se réfugierait dans les bras de sa mère. Là, je me suis dit : “Puisque je ne suis plus un enfant, je dois être mon propre recours. Je me sens noyée sous les tâches, il faut que je remette tout ça à plat, en ordre, en ne conservant que le prioritaire”.
A un moment donné, c’est bien à moi, moi qui reçois toutes ces attentes, de les regarder avec un peu de distance, les trier, les prioriser, et parfois les décliner. Non, cette fois, ce n’est pas possible : je ne peux pas faire ce travail maintenant.
Oui, mardi, j’organise un congrès. Et non, ce n’est pas tout-à-fait prêt. Et non, ce ne sera pas parfait. Mais ce qui est prioritaire, dans le congrès, c’est la qualité des échanges, pas le brillant des sols, ou je ne sais pas quoi…
Oui, jeudi, j’ai une réunion au Conseil régional, et je n’ai que mercredi après-midi pour la préparer avec un collègue. Eh bien je me réjouis, car d’ordinaire, je dois les préparer totalement seule, ces réunions…
Cette année, j’ai même appris à ne pas me rendre à des réunions, alors que je n’avais aucun rendez-vous ou autre réunion en même temps !!! Juste besoin de travailler au calme, parfois !
Tâchons donc d’affronter la semaine à venir, et pas seulement en restant braquée sur le week-end qui m’apportera une courte délivrance, avant une autre semaine toute aussi remplie… Pas seulement en observant, au loin, les vacances d’hiver qui approchent !
Tâchons aussi de vivre, plutôt que survivre !

Hey, Karleyn, bien le bonjour !
Combien de fois je me suis fait ces réflexions… et j’ai tenté d’y apporter des solutions, avec plus ou moins de succès…
La lecture de ton papier me donne l’occasion de valoriser le “Pacte Civique” que j’ai signé et dont j’essaie de mettre en oeuvre, progressivement, les 32 engagements.
Au 1er rang de ces engagements : “Se donner régulièrement des temps de pause pour réfléchir au sens de son action et à l’équilibre de ses responsabilités, notamment à l’égard de ses proches”.
C’est comme ça que depuis des mois j’ai abandonné (momentanément ?) l’écriture de mon blog, c’était ça ou ne plus lire le tien, faute de temps ! Le choix a été rapide, bien sûr
Bonne semaine
Ha ha ha !!! Alain, tu me fais rire de bon matin (ah non, il est déjà 10h45 !). Je ne sais pas si c’est dans le Pacte Civique, le temps de rire, mais je suis sûre que c’est important de garder ça aussi, l’humour !
Je vois ce que tu veux dire ! J’ai déjà annoncé à mes collègues aussi qu’il allait falloir qu’on trouve ensemble des personnes pour me décharger de certaines tâches, à la rentrée prochaine, pour m’éviter la noyade !!! Je réussis encore à ne pas négliger mes proches, mais c’est parfois moi-même que je néglige à la place : ça ne vaut guère mieux – et d’ailleurs, cela a forcément des répercussions négatives sur les proches ! Que vaut une maman stressée, si elle passe du temps avec ses enfants, tout en culpabilisant sur tout le boulot qu’elle n’a pas encore trouvé le temps de faire ?
Allez allez ! On va remettre l’humain au coeur du système (non mais !), et pas le système au coeur de l’humain !
Je sens que c’est un sujet qui nous occupera à l’occasion…
Mais avec grand plaisir, cher Daniel. Nos conversations sont toujours très enrichissantes !