Skip to content
17 avril 2018 / karleyn

Autoportrait sur une toile d’araignée

épeire diadèmeLa durée de vie d’un papillon, c’est plutôt bref… Pour une papillonne, j’ai  eu une longévité exceptionnelle.

Mais une papillonne, même aguerrie, parfois, ça se prend dans une toile d’araignée. Et les toiles d’araignée, c’est l’enfer : ça colle, ça s’entortille dans tes pattes, et plus tu essaies de dégager une patte, plus tu es engluée d’une autre patte. À la fin, le désespoir te gagne et tu ne sais plus par quel bout tu dois tirer sur les fils pour te libérer.

Pour peu que l’araignée se pointe, je ne sais pas si vous imaginez bien la montée d’adrénaline ? [Entendons nous bien, j’ai beaucoup de sympathie pour les araignées. J’ai eu pendant plusieurs années des araignées en semi-liberté comme animaux domestiques. Ce sont des animaux très placides. On n’a pas besoin de s’en occuper : elles sont très autonomes. Le petit plus qui fait vraiment la différence : elles avaient plus de succès que moi dans la chasse aux moustiques. Et enfin, ça me faisait une présence sympa dans ma chambre, quelqu’un à qui parler. Mais bref, ce n’est pas le sujet du jour.]

Donc revenons à ma toile d’araignée.

  • Je m’étais envolée vers l’amour. Et aussi incroyable que ça paraisse, je suis encore amoureuse, tant et plus, de ce même amoureux qu’il y a 6 ans.
  • Dans le pack « vol vers l’amour », il y avait un cadeau surprise : un boulot fait sur mesure pour prendre en compte mes aspirations. Et d’un lieu de travail à l’autre, je reste toujours aussi passionnée !

Jusque là, donc, c’est plutôt le nectar plus ultra…

Mais c’était sans compter ma capacité à me piéger moi-même ! (Oui, parce que j’ai ce talent là !)

  1. D’abord, je suis hyper douée pour penser que mes besoins ne sont pas prioritaires, que je peux attendre, ou même y renoncer (en me disant que c’est en attendant, hein, juste pour quelques jours… et finalement ça dure pendant un an). Penser collectif et solidaire, ça fait partie de moi, je ne peux /veux pas le renier. Mais les besoins sont ce qu’ils sont, si je ne les écoute pas, j’explose en vol : et hop -> une petite poussée de maladie auto-immune.

-> première conclusion intermédiaire : il faut absolument que je m’achète vite fait une mini-chaîne pour remplacer celle qui a lâché pendant le déménagement il y a un an, et que je réaménage mon petit espace bureau qui est devenu un dépôt de tas (divers et variés) : j’ai besoin à hurler de ma musique et d’un espace pour mieux m’immerger en moi-même, méditer, me couper de l’extérieur.

2. Ensuite, j’ai un talent non moins développé pour bosser comme une damnée, au point d’en sortir tellement vidée que je ne sais même plus ce qui me plaît, ce qui m’intéresse, ce qui me fait envie. À ce moment là de l’histoire, je ne réussis plus qu’une seule chose, m’abrutir dans un livre (ou scroller pendant des heures, hébétée sur Facebook, ce qui est la loose ultime). Je reconnais que ça pourrait être pire. Mais ça devient grave quand j’ai l’impression que lire ne fait que me vider davantage.

-> deuxième conclusion : il faut que je ré-oriente mes pratiques professionnelles :

  • arrêter de faire les trucs qu’on me demande de faire et qui ne relèvent pas de mes missions. De toute façon, il n’y aura personne pour me remercier.
  • arrêter de vouloir tellement suivre telle pratique de tel enseignant qui m’émerveille dans sa classe, mais qui, dans la mienne, se transforme en gouffre de boulot sans fond (un conseil que je me répète depuis 20 ans environ, mais que j’arrive encore à oublier, faut croire, car je tombe encore dans le panneau, c’est plus fort que moi, quand je vois un truc chouette dans une classe). Si je pouvais seulement observer ma classe, mes élèves, leurs besoins, et me laisser guider par ça, ce serait certainement mieux, Donc : écrire sur un carnet les vingt idées par jour qui me passent par la tête en classe et que j’oublie aussitôt. Ce sera certainement plus productif et intéressant pour tous !
  • et respecter cette alarme que j’ai programmée pour sonner à 20h45 : fin du boulot, niet, fini, repos. Sinon, je suis une pile électrique au coucher, et pas moyen de dormir. Et surtout, je vais y gagner ce truc rare : du temps pour moi.

Bon, les vacances sont finies. Il n’y a plus qu’à !

Bye bye l’araignée, faudra te trouver un autre repas. Je me sens une humeur d’ourse !

Publicités
24 mars 2015 / karleyn

SFR : « Allo, Madame X ? »

2013 03 de dos réduit

Chez SFR, si tu te sépares, divorces, as envie de changer de nom d’usage, tu as intérêt à avoir des nerfs d’acier !
Bon, il y a 3 ans, chez SFR, ils répondaient carrément que c’était impossible « Si vous voulez, je peux ajouter un autre nom mais pas supprimer l’ancien. » Bon, ben tu fais comme ça, alors.

Du coup, au téléphone, quand tu reçois un appel inconnu « Allo, Madame X ? » alors que ça fait 4 ans que tu t’appelles Madame Y, tu sais que c’est SFR au bout du fil, ils sont grillés tout-de-suite et tu peux direct leur raccrocher au nez si tu n’as pas envie de parler à SFR, là, maintenant.

Aujourd’hui, chez SFR, il y a un grand progrès : un nouveau Formulaire-tout-pourri pour faire un changement de nom. Il faut que tu précises pour quelle raison tu changes de nom (la réponse « parce que j’en ai envie n’est pas prévue dans les cases à cocher », alors que bon, si je veux…).

Lire la suite…

23 mars 2015 / karleyn

Quand la « normalité » et les machines prennent le contrôle : résistance !

Depuis presque 2 ans, je mène un combat de basse intensité avec les machines de SFR. Aujourd’hui, j’ai découvert que la magie de Twitter me permettait d’être enfin en relation avec un être humain de SFR ! Youpi ! Finis les formulaires à la con et les chaînes de liens à cliquer qui tournent en boucle. Prudente, j’ai d’abord hissé le drapeau blanc, car il me paraissait enfin réalisable d’arriver à une négociation et une résolution du conflit.

Historique

En juillet 2013, j’ai quitté le territoire français, pour m’établir en Suisse, le pays de l’Amouuuuuuur (enfin, de mon amoureux, en tous les cas). Longue période de tracasseries administratives, car il fallait prévenir à peu près tous ces gens ❤ qui m’envoient encore du courrier (à savoir : EDF, les Impôts, mon employeur, Veolia, SFR et sûrement quelques autres que j’oublie). A tous ces gens, j’ai envoyé de belles lettres, avec ma nouvelle adresse et des demandes de résiliation, bien écrites et sans faute d’ortografe.

SFR, dans sa grande magnanimité, a consenti à résilier mon abonnement ADSL et ma ligne fixe. Il m’a fallu d’ailleurs, pour ça, exercer un sport rigolo, consistant à :

– déménager ma box SFR jusqu’en Suisse, en attendant de recevoir des instructions et un courrier de la part de SFR, 3 semaines plus tard, documents qui étaient, paraît-il, « absolument indispensables » pour le retour de ma box.

Lire la suite…